Retour

Interview de Laurence MACQUART, écrivain public

Actualités

01 juillet 2019

Laurence MACQUART, écrivain public, installée à Thanvillé, s’est prêtée au jeu de l’interview avec Christelle de l’Office de Tourisme afin de faire mieux connaître cette activité souvent méconnue.
 
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Originaire du Nord-Pas-de-Calais, je suis arrivée en Alsace en 2002, et suis installée à Thanvillé depuis 2016. Je suis mariée, j’ai une fille et un chat !
J’ai travaillé plus de 25 ans en entreprise (les 8 dernières années en tant qu’assistante de direction dans une entreprise d’une centaine d’employés) avant de me lancer en 2018 à mon compte.
J’ai une maîtrise en langues étrangères appliquées (allemand / anglais). J’ai déjà pensé à une reconversion en 2002 en passant le CAPES lettres modernes, mais je n’ai pas validé le stage pratique car je ne me voyais finalement pas dans l’enseignement.
Et c’est en 2018, que j’ai quitté mon emploi, pour vivre cette nouvelle aventure.
 
Pour une femme, dit-on également « écrivain public », ou peut-on dire « écrivaine publique » ?
Effectivement, avec l’évolution de notre langue française, on peut écrire et utiliser le terme « écrivaine ». Personnellement, je ne l’utilise pas ; j’emploie toujours le terme « écrivain » car il y a toujours une histoire derrière l’utilisation d’un mot.
 
Pourquoi devenir écrivain public ? Une vocation ? Un amour pour les lettres, pour l’écriture ?
Par amour des lettres … J’aime beaucoup lire, surtout les beaux textes, mais ce que je préfère c’est écrire pour les autres pour la relation humaine. C’est ce qui me manquait dans le monde de l’entreprise. J’avais cette envie d’aller vers un métier plus humain et de me sentir plus utile. Maintenant, j’ai l’impression d’apporter quelque chose aux personnes et c’est très gratifiant.
 
Quelles sont les difficultés de ce métier ?
Je ne dirais pas des « difficultés » mais plutôt des « qualités » à avoir pour exercer ce métier. Il faut du tempérament, de l’empathie et être à l’écoute. C’est un travail chronophage et il n’est pas évident d’évaluer le temps de travail et, pour ma part, il est impossible de facturer le temps réel passé sur un écrit. On ne devient pas écrivain public pour devenir riche !
Je fais partie d’un groupement d’écrivains publics, le GREC (Groupement  des Écrivains-Conseils®) qui promeut cette profession peu connue et émet une charte déontologique. C’est un gage de qualité et de sérieux pour les clients. Nous nous rassemblons tous les ans (l’année passée en Bretagne, et l’an prochain … en Alsace).
 
Quels genres d’écrits réalisez-vous ?
Je propose des prestations très variées : correspondance, biographie, CV, travaux administratifs, assistance aux entreprises mais également de la relecture et de la correction pour les auteurs, les étudiants.
 
Peut-on dire que c’est un métier en voie de disparition ?
C’est un métier qui revient en force, bien au contraire.
Aujourd’hui, tout le monde écrit. Les écrits contribuent à l’image qu’on donne de soi et nous savons tous à quel point cette image est importante. L’orthographe en est par exemple un élément à ne pas négliger.