La carapace de la tortue, une histoire née entre magie, nature et solidarité

La Vallée de Villé accueille un nouveau livre jeunesse : La carapace de la tortue, écrit par Marie-France CASPAR sous le nom de Mamie Caspar  et illustré par Élise Plessis. J’ai rencontré l’autrice qui habite à Thanvillé à l’Office pour en apprendre davantage sur la naissance de ce projet.

Une idée née d’un petit “pique” du quotidien

L’histoire de ce livre ne vient pas d’un long processus planifié, mais plutôt d’un moment de vie. Mamie Caspar raconte que tout est parti d’un petit “pique” lancé par son mari musicien, après avoir vu un ami accompagner des contes pour enfants en musique. Ce simple échange l’a poussée à se lancer dans l’écriture.

Ce ne serait pourtant pas sa première expérience d’écriture. Un autre livre, actuellement en cours de publication pour 2027, entraînerait les lecteurs dans l’univers merveilleux d’un enfant qui découvre un vieux château en compagnie d’une fée et y croise des animaux revenus à la vie comme par enchantement.

Elle s’inspire aussi beaucoup de son petit-fils Lucien, âgé de 8 ans, qui nourrit régulièrement son imagination.

Camille la tortue, une histoire écrite en quelques mois

L’idée de La carapace de la tortue est née une nuit. L’autrice s’est mise à écrire spontanément une histoire autour de Camille, une petite tortue.

Le choix de cet animal n’est pas anodin : la tortue est souvent perçue comme un animal totem chez les enfants, grâce à sa carapace protectrice et sa capacité à se mettre rapidement à l’abri.

L’écriture a ensuite été relativement rapide, entre 3 et 5 mois, mais demande en réalité un vrai travail de précision. Le texte final est court, environ 500 mots, mais chaque mot est réfléchi. L’autrice aime notamment travailler les formules répétitives, car elles créent un rythme rassurant, favorisent la mémorisation et renforcent les moments clés du récit.

Le livre s’adresse principalement aux enfants de 3 à 6 ans, un public qu’elle connaît bien puisqu’elle a été professeur des écoles.

Une histoire de solidarité et de magie

Dans cette histoire, Camille la tortue se réveille après son hibernation et découvre que sa carapace est fissurée. Elle se demande ce qui a bien pu se passer pendant son sommeil et appelle alors ses amis du jardin à l’aide.

Ils vont tous essayer de l’aider afin de trouver une solution pour réparer sa carapace. C’est finalement la coccinelle qui va la guérir en lui apportant un remède venu du pays des merveilles.

Une histoire douce et porteuse de valeurs

Entre hibernation, amitié, entraide et touche de magie, La carapace de la tortue raconte avant tout une histoire de solidarité et de réparation, où chacun, même le plus petit, peut aider les autres.

Une collaboration guidée par l’éditeur

Le livre a été envoyé à l’éditeur Delatour France, qui est en train de développer une collection dédiée à la littérature jeunesse. Basé en Lozère, l’éditeur mène un travail autour de projets destinés aux enfants et souhaite intégrer une dimension pédagogique.

C’est également l’éditeur qui a proposé l’illustratrice, Élise Plessis, une artiste basée en Islande que l’autrice n’a jamais rencontrée physiquement, mais avec qui elle a pu échanger en visioconférence pour accorder texte et illustrations
Mamie Caspar a été séduite par la qualité des illustrations, avec une mention particulière pour l’escargot et le papillon représentés sous forme de vitraux.

Une autrice inspirée par la nature et les enfants

Depuis deux ans, Mamie Caspar écrit des histoires pour enfants.  Professeur des écoles à la retraite, elle a toujours baigné dans l’univers des contes et de la littérature jeunesse.
Elle propose régulièrement des séances de lecture d’histoires aux enfants de l’école de son village.

Elle est particulièrement inspirée par la nature, les animaux, mais aussi par l’émerveillement des enfants, qu’elle considère comme une véritable source de motivation. Elle habite en face d’un vieux château qui nourrit son imaginaire et enrichit son univers créatif.

Pour elle, la littérature jeunesse est un univers de mystère, de magie et de fantaisie. Raconter des histoires et voir la réaction des enfants est quelque chose de très gratifiant.

Une diffusion locale et des projets à venir

La carapace de la tortue est disponible chez Les Darons à Villé,  ainsi qu’en ligne via Delatour Jeunesse. Son livre sera certainement proposé dans plusieurs médiathèques de Sélestat et des environs, ainsi que dans d’autres librairies.

Une séance de dédicace pourrait avoir lieu en décembre chez Les Darons à Villé.

Et l’avenir s’annonce riche : trois nouveaux livres vont paraître l’année prochaine. :
Une histoire rappelant le marchand de sable,
une autre décrivant une visite féérique dans un vieux château,
la dernière l’aventure d’un monstre et d’une fillette.