À la découverte des champignons dans les forêts de la Vallée de Villé

À l’automne, les forêts de la Vallée de Villé prennent de belles couleurs et dévoilent quelques trésors bien cachés. Parmi eux, les champignons attirent les promeneurs et les amateurs de cueillette. Girolles, chanterelles, cèpes ou encore trompettes de la mort : chaque espèce possède ses particularités et ses petites habitudes.

Mais encore faut-il savoir où regarder ! Enfilez vos chaussures de marche, ouvrez l’œil et partez à la découverte de ces habitants discrets de nos sous-bois.

La girolle : une petite touche de soleil en forêt

La girolle se rencontre du printemps à l’automne de mai à octobre
en sous-bois mais aussi parfois en lisière de forêt.  On la découvre plutôt sur sol humide dans les endroits où pousse la mousse de bois, le plus souvent sous les feuillus (bouleaux, chênes, hêtres) mais aussi sous les résineux.

Elle aime à montrer le bout de son nez après une forte pluie et des températures plutôt élevées.

Il m’arrive de la comparer à une lanterne dont la couleur jaune éclaire les tapis de feuilles mortes.

La chanterelle : un petit champignon bien caché

On trouve la chanterelle du mois de septembre à décembre, principalement de la mi-octobre à fin novembre. Ce petit champignon n’est pas si facile à trouver… mais une fois qu’on l’a dans l’œil, on le ramasse en belle quantité. Elle grandit dans un habitat très humide

Il ne faut pas avoir peur de se mettre à genoux devant ces petits êtres, non seulement par respect pour leur élégance, mais surtout pour apprendre à bien les repérer dans leur cachette et ainsi éviter de piétiner tous ceux qui, bien cachés, pourraient nous échapper !

Cèpes et bolets : les incontournables des sous-bois

Les cépes et les bolets :  Même si certains persistent toute l’année, les périodes les plus propices à la cueillette des champignons comestible sont le printemps, où des espèces comme les morilles apparaissent, puis du milieu ou de la fin de l’été jusqu’aux premières gelées de l’automne.                    

Lorsque l’on est novice, on ne sait pas vraiment par où commencer. Le bouche à oreille étant compliqué chez les cueilleurs, soucieux de garder leurs «coins» secrets, mieux vaut observer la nature environnante. Ces champignons sont en symbiose avec les arbres, qui les font vivre et les protègent des maladies. Chêne, hêtre, noisetier, charme, pin, épicéa…

Le pied-de-mouton : un champignon qui aime la compagnie

Les pieds de mouton se développent généralement sous les feuillus mais aussi sous les conifères. Il se trouvent en solitaires mais le plus fréquemment en grandes troupes. Il se ramasse de l’été à l’hiver, c’est-à-dire à partir du mois de juillet jusqu’en décembre.

Son chapeau est légèrement bosselé, de couleur beige pâle ou brun clair, chamois, parfois carrément blanchâtre. Au lieu d’être tapissée de lames, la face intérieure est couverte d’aiguillons

La trompette de la mort : une corne d'abondance bien mystérieuse

La trompette de la mort pousse dans les forêts de feuillus. Si son nom laisse à penser qu’il s’agit d’un champignon toxique, il n’en est rien : excellent comestible, on l’a appelé ainsi en raison de la période tardive de l’automne à laquelle elle apparaît, qui coïncide souvent avec la Toussaint (fête des morts).

Surtout après de fortes pluies, elle peuple les sols humides et lourds, Difficile à repérer en raison de sa couleur sombre, il faut vous rassurer : si vous en trouvez une, il y a fort à parier pour que vous en trouviez des dizaines juste à côté car celle que l’on appelle plus joliment « corne d’abondance » pousse en troupes nombreuses.

Noire lorsqu’elle est jeune, elle prend des teintes gris cendré avec le temps. La trompette de la mort est très peu charnue puisque entièrement creuse ; il n’en demeure pas moins que sa chair mince et élastique possède un goût et une odeur fine et agréable, qui en font un champignon assez recherché. 

Quelques conseils avant de partir à la cueillette

La recherche des champignons est une belle occasion de profiter des forêts de la Vallée de Villé et de prendre le temps d’observer la nature. Pour que la balade reste un plaisir, quelques précautions sont indispensables :

  • Ne cueillez que les champignons que vous avez parfaitement identifiés. En cas de doute, abstenez-vous.

  • Faites vérifier votre récolte par un pharmacien compétent en mycologie.

  • Utilisez un panier plutôt qu’un sac plastique pour transporter vos champignons.

  • Préservez les jeunes pousses et les champignons que vous ne souhaitez pas récolter.

  • Respectez les propriétés privées, les réglementations locales et les quantités autorisées.

  • Évitez de cueillir les champignons près des routes ou des zones polluées.

Une dernière précaution : ne consommez jamais un champignon sur la seule base d’une identification réalisée à partir d’une photographie ou d’une application.